RT2012

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RT2012

La réglementation thermique 2012

Cette nouvelle norme aboutit à la création de demeures de très haute qualité, durables et très économes en énergie. Les acquéreurs seront les premiers à en tirer bénéfice, puisqu’ils marieront ainsi faibles factures et grand confort de vie.

Une nouvelle réglementation thermique pour faire des économies

La facture annuelle de chauffage représente 900€ en moyenne par ménage, avec de grandes disparités (de 250€ pour une maison “basse consommation” à plus de 1 800€ pour une maison mal isolée). Cette facture peut donc peser lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages, particulièrement sur les plus modestes. De plus, ces dépenses tendent à augmenter avec la hausse du prix des énergies.

Pour réduire durablement les dépenses énergétiques, le Grenelle Environnement a défi ni un programme de réduction des consommations Énergétiques des bâtiments. Une nouvelle réglementation thermique dite RT 2012 a été mise en place. Elle s’applique aux constructions neuves, aux extensions et aux surélévations de bâtiments existants. Dans le futur, l’objectif sera de construire des bâtiments produisant plus d’énergie qu’ils n’en consomment.

 

Les trois exigences fondamentales de la RT 2012

La RT 2012 comporte trois exigences de résultats définies par trois coefficients:

1. Le Bbio, ou Besoin bioclimatique conventionnel, exprime les besoins liés au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage.

Un Bbio performant s’obtient en optimisant le bâtiment indépendamment des systèmes énergétiques mis en oeuvre :
• En travaillant sur l’orientation et ladisposition des baies afin de favoriserles apports solaires en hiver tout en s’enprotégeant en été,
• En privilégiant l’éclairage naturel,
• En prenant en compte l’inertie pour leconfort d’été,
• En limitant les déperditions thermiques  grâce :
     * A la compacité des volumes,
     * A une bonne isolation des paroisopaques (murs, dalle et toiture) et desbaies (fenêtres et portes donnant sur l’extérieur ou sur un local non chauffé).

 

2 .Le Cep ou coefficient de Consommation conventionnelle d’énergie primaire porte sur les consommations annuelles ramenées au m2 liées aux cinq usages suivants : chauffage, climatisation s’il y a lieu, eau chaude sanitaire , éclairage, et auxiliaires telsque les pompes et les ventilateurs.

3. Le Tic caractérise la Température intérieure conventionnelle en période de forte chaleur. Sa limitation vise à assurer, en été, de part et d’autre, un bon niveau de confort et à éviter les surchauffes sans qu’il soit nécessaire de climatiser.

 

Quels sont les points essentiels sur lesquels vous allez devoir porter une attention particulière ?

Le schéma ci-dessous illustre quelques principes importants de conception permettant de répondre à l’exigence du Bbio.

shema_du_bbio.jpg

• A prévoir une ventilation performante (simple flux, double flux, …),

• A traiter les ponts thermiques (par exemple à prévoir la continuité de l’isolant à

la jonction plancher/mur dans le cas d’une isolation par l’intérieur),

• A traiter la perméabilité à l’air qui sera vérifiée grâce à un test explicité ci-après,

• A prévoir une surface totale des baies au moins égale à 1/6 de la surface habitable,

• A recourir aux énergies renouvelables (EnR),

• A mettre en oeuvre une protection solaire mobile dans les chambres (par

exemple : volets ou stores extérieurs),

• A prévoir un dispositif de mesure ou d’estimation des différentes consommations d’énergie.

Il faudra également veiller, lors de l’exécution des travaux, à une bonne coordination entre les corps de métier afin de s’assurer :

• Du bon traitement des ponts thermiques,

• De l’absence de fuites d’air (par exemple, qualité d’exécution dans la pose des

portes et fenêtres),

• De la bonne mise en oeuvre du système de ventilation (par exemple, détalonnage

des portes en ventilation simple flux).

 

En quoi consiste le test d’étanchéité à l’air ?

 L’association d’une bonne étanchéité et d’un système de ventilation performant permet de contrôler le renouvellement d’air et ainsi de limiter les déperditions thermiques tout en assurant une bonne qualité de l’air intérieur.

Ce  test  obligatoire  est  réalisé  en  occultant  les  entrées  d’air  et  bouches d’extraction du système de ventilation et en mettant la maison en surpression ou dépression.
Il permet de quantifier les entrées ou sorties d’air parasites.
Une bonne étanchéité à l’air concourt à  la  performance  énergétique  de  la maison et au confort de ses occupants.
Elle résulte de sa prise en compte lors de la phase de conception puis lors de sa mise en œuvre grâce à une bonne coordination des corps de métiers.

Ce test doit être réalisé par un opérateur agréé par le ministère en charge de la construction.
C’est  la  première  fois  que  la  réglementation instaure, dans votre intérêt,  un  contrôle  qualitatif  de résultat.

 

Quelles sources d’énergie renouvelable ou quelles alternatives ?

La  RT  2012  impose  le  recours  à  une source  d’énergie  renouvelable  (EnR) ou à une solution alternative.

À ce titre, vous avez le choix entre :
•  Les  capteurs  solaires  thermiques pour la production d’eau chaude sanitaire,
•  Les panneaux photovoltaïques pour la production d’électricité,
•  Les chaudières à bois ou les poêles à bois,
•  Le raccordement à un réseau de chaleur alimenté à plus de 50 % par des EnR, considérés  tous  les  quatre  comme source d’EnR.


En  solution  alternative,  vous  pouvez avoir recours à :
•  Un chauffe-eau thermodynamique,
•  Une chaudière à micro cogénération.

 

Comprendre les différents dispositifs
1) Chauffe-eau solaire individuel (CESI) pour la production d’eau chaude sanitaire
Ce système permet de produire de l’eau chaude sanitaire (ECS) à partir du soleil.
Il est constitué :
•  De  panneaux  à  travers  lesquels  un fluide est chauffé par le rayonnement solaire,
•  D’un  ballon  de  stockage  de  l’eau chaude sanitaire chauffé par ce fluide.
Ce  dispositif  permet  d’assurer  jusqu’à 70% des besoins d’ECS. Il nécessite donc un  dispositif  d’appoint  assuré  avec  une autre énergie.
Il existe aussi le système solaire combiné (SSC) qui assure à la fois production d’ECS et de chauffage.

2) Chauffe-eau thermodynamique (CET)
Cet équipement indépendant permet de produire de l’eau chaude sanitaire (ECS) en associant un volume de stockage (150 à 300 l) et une petite pompe à chaleur
électrique dédiée au chauffage de cette eau.

 Les  installations  les  plus  courantes sont  des  CET  aérothermiques  qui  récupèrent les calories de l’air du logement (ambiant  ou  extrait  par  la  VMC)  ou  de l’air extérieur.
Il existe également des CET :
•  Géothermiques  qui  récupèrent  l’énergie  présente  dans  le  sol  par  l’intermédiaire de capteurs enterrés,
•  Héliothermiques qui utilisent l’énergie solaire.
On  peut  aussi  recourir  à  une  pompe  à chaleur (PAC) double service qui assure à la fois la production d’ECS et le chauffage.

 

CET

 

3) Panneaux photovoltaïques pour la production d’électricité.
Ce système permet de produire de l’électricité à partir du rayonnement solaire.
L’installation comprend :
• Les cellules photovoltaïques qui produisent du courant continu,
• L’onduleur qui transforme ce courant continu en courant alternatif,
• Les équipements de sécurité,
• Le compteur de production,
• Le raccordement au réseau de votre fournisseur d’électricité si vous envisagez de la lui vendre.

 

4) Chaudières à micro-cogénération
Ces appareils sont également appelés “chaudières électrogènes” ou “écogénérateurs”.

Leur particularité est de fournir à la fois, à partir de la même source d’énergie, de la chaleur et de l’électricité.
Ce système, en plus de pouvoir chauffer votre habitat et votre eau chaude sanitaire, vous permet de devenir producteur d’électricité pour une partie de vos besoins.

On parle de micro-cogénération pour des puissances électriques inférieures à 36 kVA.

 

Une étude thermique pour quoi faire ?

Elle aide :
• Le maître d’œuvre (architecte, constructeur de maisons individuelles, …) et vous même (qui êtes le maître d’ouvrage) à optimiser la conception
   architecturale, les solutions techniques et la consommation énergétique conventionnelle,
• A vous assurer du respect des trois exigences fixées par la réglementation thermique.
Cette étude vous permet ainsi de bénéfcier d’économies financières grâce à votre faible consommation énergétique.

 

Vos obligations dans le cadre de votre permis de construire:
Les dispositions prises par le Grenelle Environnement prévoient que vous remettiez en tant que maître d’ouvrage à l’autorité (généralement votre mairie) instruisant votre permis de construire DEUX ATTESTATIONS vous engageant à la prise en compte de la réglementation thermique.

1) Une attestation au dépôt du dossier de votre demande de permis:
Les informations demandées comprennent des éléments administratifs et ceux de l’étude thermique :
• Les données administratives du bâtiment (surface hors œuvre nette au sens de la RT - SHON RTen m 2 , surface habitable - Shab en m 2 ),
• Une exigence de résultat : la valeur du Bbio de votre habitation et la valeur du Bbiomax,
• Des exigences de moyens :
- la surface des baies (portes comprises) en m 2 et la vérification que cette surface soit supérieure à 1/6 de la Shab,
- l’indication du mode de recours à une source d’énergie renouvelable ou à une des solutions alternatives.

 

2) Une attestation à l’achèvement de vos travaux 
Cette dernière atteste de la prise en compte de la réglementation thermique dont fait partie le résultat du test de perméabilité à l’air.
Elle est établie par un professionnel qualifé :

Contrôleur technique, architecte, diagnostiqueur agréé pour la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique (DPE)
ou un organisme certificateur agréé par l’Etat en charge de la délivrance du label haute performance énergétique (HPE).
Ce document devra être joint à votre déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux.